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Jean-François Marmontel

(1723-1799)

CÉLÈBRE ET ILLUSTRE ENCYCLOPÉDISTE
SECRÉTAIRE PERPÉTUEL DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

Jean-François MARMONTEL est né le 11 Juillet 1723 à Bort-les-Orgues, la maison familiale est située à Saint Thomas.

Fils de Martin Marmontel, tailleur d’habits à Bort-les-Orgues et de Marianne Gourdes, originaire du village d’Auzers dans le Cantal.

La boutique de Martin MARMONTEL était située dans l’actuelle Rue de Paris à Bort, une plaque est apposée sur la façade de l’immeuble.

Ses parents ont eu six autres enfants: Anne née le 09 Mars 1727, Marie Jeanne née le 28 Mars 1728, Antoinette née le 10 Août 1730, Jean né en Décembre 1731, Antoine né en Mars 1738, Jeanne née en 1739.

Jean-François MARMONTEL a appris à écrire au Couvent de l’Immaculée Conception de la Vierge à Bort avec l’Abbé Vaissière.

En 1734, à l’âge de 11 ans, Jean-François MARMONTEL est admis chez les Jésuites au Collège de Mauriac (Cantal).

Expulsé du Collège de Mauriac à l’âge de 15 ans, son père le place en apprentissage comme apprenti tailleur à Clermont-Ferrand.

Très rapidement il reprend ses études à Clermont puis à Toulouse où il participe au prix des Arts Floraux, mais son poème ne retient pas l’attention du Jury.
Non satisfait, outré et indigné il envoie alors ses écris à Voltaire qui lui conseille de monter à Paris et l’encourage dans ses écris.
Suivra de nombreuses correspondances entre le maître et le disciple, une amitié qui perdurera 35 ans sans le moindre ombrage. Voltaire invite Marmontel à écrire pour le théâtre.

En 1746, il remporte le Prix de l’Académie Française et écrit sa première tragédie « Denys le Tyran ». La première représentation en Février 1748 sera un succès, ce qui lui permet d’être connu, reconnu et courtisé.
En 1749, il écrit sa deuxième tragédie « Aristomère » puis « Cléopâtre ».
Ses succès littéraires le conduisent à vivre une vie mondaine à Paris.

Il tombe amoureux de Melle Navarre, Comtesse de Mirabeau promise au Maréchal de Saxe et c’est avec Melle Clairon qu’il se consolera.

Mme de Pompadour lui permettra d’accéder aux fonctions de Secrétaire des Bâtiments du Roi, il sera alors placé sous l’autorité du Marquis de Marigny, frère de Mme de Pompadour.

A cette époque, il rencontre les célèbres et illustres DIDEROT, BUFFON, ROUSSEAU et fait ses premiers écris pour l’Encyclopédie et se lance à la conquête de l’Académie.

En 1758, Jean-François MARMONTEL fît 11 jours de Bastille pour une satire insérée dans le journal Mercure de France qu’il dirigeait et dont il ne voulut donner le nom de l’auteur de la satire.

En 1763, il est élu à l’Académie Française à l’âge de 40 ans à la place de Jean-Pierre BOUGAINVILLE.
Il fera la connaissance du Comte de CREUTZ, Ambassadeur de Suède qui lui présentera GRETRY qui lui demande d’écrire pour l’opéra comique.
Marmontel écrira également de l’opéra comique pour RAMEAU, PICCINI, et GLUCK.
En 1777, il épouse Marie Adélaïde LEYRIN de MONTIGNY âgée de 18 ans, de cette union naîtra cinq enfants.

En 1783, il est élu Secrétaire Perpétuel de l’Académie Française à la place d’ALAMBERT.

Jean-François MARMONTEL décèdera le 31 Décembre 1799 à HABLOVILLE où il sera inhumé dans sa propriété.

Aucun représentant de l’Etat ne sera présent à ses obsèques, aucun membre de l’Académie Française ne fera le déplacement.

  • En 1812, la chaumière d’HABLOVILLE sera vendue avec la tombe de Jean-François Marmontel.
  • En 1863, la Commune d’HABLOVILLE mettra à disposition une concession au cimetière.
  • En 1967, la Ville de Saint-Aubin sur Gaillon fera don à la Ville de Bort de la pierre tombale de Jean-François Marmontel.
Cette pierre sera installée au pied de la Halle aux Blés Place de la Mairie à Bort.
En souvenir du plus illustre et célèbre des Bortois, la Commune de Bort a baptisé sa place principale « Place Marmontel » où figure la statue de son portrait le long de la Dordogne.
Le Collège de Bort a également était baptisé « Collège Marmontel ».

OEUVRES DRAMATIQUES ET OPÉRAS COMIQUES DE JEAN FRANÇOIS MARMONTEL

-« Denys le Tyran », en 1748
-« Aristomère », en 1749
-« Cléopâtre », en 1750
-« La Guirlande », en 1751 (musique de Rameau)
-« Acanthe et Céphise », en 1751 (musique de Rameau)
-« Les Héraclides », en 1752
-« Egyptus », en 1753
-« Lysis et Délie », en 1753 (musique de Rameau)
-« Les Sabarites », en 1753 (musique de Rameau)
-« Hercule mourant », en 1761
-« Annette et Lubin », en 1762
-« La Bergère des Alpes », en 1766
-« Le Huron en 1768 », (musique de Grétry)
-« Lucile », en 1769, (musique de Grétry)
-« Sylvain », en 1770 (musique de Grétry)
-« L’ami de la maison », en 1771 (musique de Grétry)
-« Zémire et Azor », en 1771 (musique de Grétry)
-« La fausse Magie », en 1775 (musique de Grétry)
-« Didon », en 1783 (musique de Piccini)
-« La Fausse  Pénélope », en 1785 (musique de Piccini)

ESSAIS DE JEAN-FRANÇOIS MARMONTEL

-« Poétiques française », en 1763
-« Essai sur les Révolutions de la musique en France », en 1777
-« De l’autorité à l’usage de la langue », en 1785
-« Eléments de littérature », en 1787
-« Mémoire sur la régence du Duc d’Orléans », en 1788
-« Apologie de l’Académie Française », en 1792

OEUVRES ROMANESQUES DE JEAN-FRANÇOIS MARMONTEL

-« Contes moraux », en 1755-1759
-« Bélisaire », en 1767
-« Les Incas », en 1777
-« Nouveaux contes moraux », en 1792

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